Mala en graines de lotus : origine, signification et bienfaits
- Le mala, en quelques mots
- Quelle est l'origine du mala en graines de lotus ?
- Le lotus sacré, une plante d'Asie
- Comment les malas tibétains sont-ils fabriqués avec des semences de lotus ?
- Pourquoi certaines perles sont-elles claires et d'autres presque noires ?
- Signification et symbolique du lotus dans la tradition bouddhiste
- Une fleur qui naît de la boue
- Une plante qui porte déjà ses graines
- Les couleurs des fleurs de lotus
- Padme, le lotus dans le mantra
- Quels mantras sont associés aux malas en graines de lotus ?
- Le Kamal Gatta, le mala lotus de l'hindouisme
- Comment les perles de lotus sont-elles utilisées dans la méditation ?
- Une méditation guidée en 5 étapes
- L'importance de la main lors de l'égrenage
- Pourquoi 108 perles ?
- Le pompon et les perles de tête
- Quels types de méditation faire avec un mala en lotus ?
- Quelle différence entre un collier mala et un bracelet mala en graines de lotus ?
- Le mala de 108 perles, pour la pratique
- Le bracelet mala, pour le quotidien ou les prosternations
- Quels sont les bienfaits des malas en graines de lotus au niveau spirituel ?
- Cultiver la compassion
- Se relever et se renouveler
- Attirer l'abondance
- Renforcer la concentration et trouver la paix
- Un mala pour se libérer des pensées négatives
- Mala en lotus, en bois ou autre matière ?
- Pourquoi choisir un mala lotus plutôt qu'en bois de santal ?
- Comment choisir son mala en graines de lotus ?
- Les caractéristiques d'un mala tibétain en graines de lotus
- Comment reconnaître de vraies graines de lotus
- Les critères de choix
- Prix moyen d'un mala ou d'un bracelet mala en graines de lotus
- L'énergie du mala : le charger et le purifier
- Comment purifier un mala tibétain en graines de lotus ?
- Recharger son mala
- Entretenir son mala en graines de lotus
- En résumé
- FAQ : mala en graines de lotus
- Sources
Le mala en graines de lotus authentique est l'un des chapelets préférés des bouddhistes et des hindous. Léger, naturel et doux sous les doigts, il accompagne la méditation, la prière et la récitation de mantras, et porte en lui toute la force symbolique du lotus.
D'où viennent ces graines ? Pourquoi le lotus est-il si important dans la spiritualité ? Et qu'est-ce qui distingue ce mala tibétain des autres, en bois ou en pierres ?
Dans ce guide, nous nous concentrons sur ce qui le rend unique : son origine, sa signification dans le bouddhisme et l'hindouisme, son utilisation, ses bienfaits spirituels et nos conseils pour bien le choisir, que vous le destiniez à la récitation ou au yoga.

Le mala, en quelques mots
Le mot mala vient du sanskrit et signifie « guirlande ». C'est un chapelet de grains qui sert à compter les récitations, un exercice appelé japa.
Né en Inde, il a été adopté par le bouddhisme, qui l'a fait voyager jusqu'au Tibet, au Népal et dans toute l'Asie. Il compte traditionnellement 108 grains, plus un grain plus gros, dit « graine du gourou », qui marque le début et la fin du tour.
Pour découvrir sa structure en détail, consultez notre page C'est quoi un mala ?
Quelle est l'origine du mala en graines de lotus ?
Le lotus sacré, une plante d'Asie
Ces grains viennent du lotus sacré, dont le nom botanique est Nelumbo nucifera. Cette plante aquatique, l'une des fleurs les plus vénérées d'Asie, pousse dans les étangs peu profonds, de l'Inde jusqu'à la Chine. Ses grandes feuilles rondes se dressent le plus souvent au-dessus de l'eau, et ses fleurs roses ou blanches s'élèvent sur de longues tiges.
Après la floraison, les pétales tombent et laissent apparaître une sorte de cône vert percé de petits trous, comme une pomme d'arrosoir. Chaque trou contient une graine. En séchant, elles deviennent très dures, presque comme du bois, ce qui permet de les travailler et de les enfiler.
Elles sont aussi célèbres pour leur longévité : en Chine, des chercheurs ont fait germer une graine de lotus vieille d'environ 1 300 ans, retrouvée dans le lit d'un ancien lac (source : Jardins botaniques royaux de Kew).

Le cœur du lotus sacré renferme les semences qui, une fois séchées, poncées et percées, deviennent les perles du mala.
Comment les malas tibétains sont-ils fabriqués avec des semences de lotus ?
La fabrication reste très artisanale, surtout en Inde et au Népal. Dans la vallée de Katmandou, ce travail est souvent confié à des artisans locaux, dans une région réputée depuis des siècles pour son art bouddhiste.
Les semences sont récoltées, séchées, puis triées selon leur taille et leur couleur. La graine de lotus étant naturellement ovale, elle est ensuite poncée pour obtenir une perle bien ronde, polie, puis percée une à une. L'artisan les enfile à la main, ajoute la perle du gourou et, souvent, un pompon.
Certains malas ont un petit nœud entre chaque grain, pour éviter que les perles frottent les unes contre les autres. Ce n'est pas une coutume népalaise : le nœud relève plutôt de la tradition indienne. Un mala népalais sans nœuds est donc tout à fait normal.
Comme chaque graine est un élément naturel, aucune n'est identique : teinte, grain ou petites taches varient légèrement. Ce n'est pas un défaut, mais la preuve d'un produit naturel et d'un vrai travail artisanal.
Pourquoi certaines perles sont-elles claires et d'autres presque noires ?
Tout dépend surtout du moment de la récolte : plus la semence reste longtemps sur la plante, plus elle mûrit et fonce, en passant du vert au brun, puis au brun-noir.
Le séchage et le temps jouent aussi un rôle, car la semence s'oxyde et prend des teintes plus chaudes.
Enfin, à l'usage, le contact de la peau patine les perles, qui foncent et deviennent plus lisses.
Blanches, jaunes, marron ou brunes : quatre teintes naturelles de graines de lotus, selon leur maturité.
Bon à savoir : des perles d'un blanc éclatant et parfaitement uniforme doivent vous rendre prudent. Elles ont pu être blanchies ou teintées avec des produits chimiques.
Signification et symbolique du lotus dans la tradition bouddhiste
Une fleur qui naît de la boue
Le lotus est l'un des symboles les plus forts du bouddhisme. Il prend racine dans la vase, traverse l'eau trouble, puis s'ouvre à la lumière, pur et intact. L'eau glisse sur ses pétales sans jamais les salir.
Cette image parle directement au pratiquant : on vit au milieu des difficultés du monde, mais l'esprit peut malgré tout s'élever et retrouver sa clarté. Voilà pourquoi le Bouddha est si souvent assis sur une fleur de lotus, et pourquoi celle-ci fait partie des huit signes auspicieux de la tradition tibétaine.
Une plante qui porte déjà ses graines
Le lotus a une particularité rare : sa fleur et son cœur, qui contiendra les semences, se forment en même temps. Certaines traditions, notamment au Japon autour du Sutra du Lotus, y voient un enseignement : la cause et le résultat ne sont jamais vraiment séparés.
Autrement dit, la graine de l'éveil est déjà présente au fond de chacun de nous. Méditer avec ce mala, c'est garder ce rappel au bout des doigts.
Les couleurs des fleurs de lotus
Dans l'art bouddhiste, on prête souvent une signification à chaque couleur :
- le lotus blanc représente la pureté de l'esprit ;
- le lotus rose est associé au Bouddha lui-même ;
- le lotus rouge évoque l'amour et la compassion ;
- le lotus bleu symbolise la sagesse.
Padme, le lotus dans le mantra
Le lotus apparaît même dans la formule la plus célèbre du Tibet : Om Mani Padme Hum. Mani signifie « joyau » et padme « lotus ». On la traduit souvent par « le joyau dans le lotus ».
Le Dalaï-Lama en donne une explication simple : le joyau représente la compassion et l'amour, le lotus représente la sagesse, et la syllabe finale Hum leur union. Réciter cette formule sur un mala en graines de lotus a donc un sens tout particulier.
Quels mantras sont associés aux malas en graines de lotus ?
La tradition tibétaine regroupe les bouddhas et les divinités en cinq « familles ». L'une d'elles est la famille du lotus, appelée Padma. Elle est présidée par Amitabha, le bouddha rouge de l'Ouest, dont la sagesse transforme l'attachement en clarté. Elle est liée à l'amour, à la compassion et à la parole.

C'est pourquoi le mala en graines de lotus est souvent choisi pour les pratiques liées aux figures de cette famille. Voici les principales, avec leur mantra :
- Chenrezi (Avalokiteshvara), le bodhisattva de la compassion, souvent représenté une tige de lotus à la main. Son mantra : Om Mani Padme Hum
- Amitabha, le bouddha de la lumière infinie. Son mantra : Om Ami Dewa Hri
- Tara, figure féminine de la compassion, qui protège et vient en aide rapidement. Son mantra : Om Tare Tuttare Ture Soha
- Guru Rinpoché (Padmasambhava), « né du lotus », qui a implanté le bouddhisme tantrique au Tibet au VIIIe siècle. Son mantra : Om Ah Hum Vajra Guru Padma Siddhi Hum
Les textes tantriques anciens classent aussi les graines de lotus parmi les matières conseillées pour les pratiques dites « d'accroissement », tournées vers la prospérité, la longévité et le mérite (source : Himalayan Art Resources). Un point commun étonnant avec l'hindouisme, comme vous allez le voir.
Pour en savoir plus sur le rôle de ces prières, lisez notre page C'est quoi un mantra ?
Le Kamal Gatta, le mala lotus de l'hindouisme
En Inde, ce chapelet porte un autre nom : Kamal Gatta (kamal signifie « lotus »). Il y est surtout associé à Lakshmi, déesse de la prospérité, de l'abondance et de la chance, toujours représentée sur une fleur de lotus. Selon la tradition, elle aime tout particulièrement ses graines.
Le lotus est aussi l'emblème de Saraswati, déesse de la connaissance et des arts.
Les hindous utilisent le Kamal Gatta pour réciter les mantras de Lakshmi et attirer la prospérité, le succès et le bien-être, matériel comme spirituel.
On le trouve en 108 perles, ou en 54, enfilées sur un fil de coton. Il y est vu comme un objet de dévotion, réservé à la prière et à la méditation, plutôt que comme un bijou.
Cette double lecture fait sa richesse : compassion et éveil d'un côté, abondance et grâce de l'autre, avec la pureté du lotus comme point commun.
Comment les perles de lotus sont-elles utilisées dans la méditation ?
Une méditation guidée en 5 étapes
- Préparez votre espace : asseyez-vous au calme, allumez si vous le souhaitez un bâton d'encens.
- Posez votre intention : quel est votre objectif aujourd'hui ?
- Respirez : trois respirations lentes, en sentant le poids des perles dans votre main, pour apaiser votre dialogue intérieur.
- Récitez : une perle par mantra. Si l'esprit s'égare, revenez simplement au geste.
- Terminez : arrivé à la perle du gourou, restez quelques instants en silence pour savourer ce calme, puis dédiez votre pratique à tous les êtres.
Dix à quinze minutes par jour suffisent à installer une vraie régularité.

L'importance de la main lors de l'égrenage
Chez les hindous, on le tient dans la main droite, posé sur le majeur ou l'annulaire, sans le toucher avec l'index, associé à l'ego.
Au Tibet, on le tient souvent dans la main gauche, et beaucoup évitent aussi l'index, le doigt qui pointe et qui accuse. L'essentiel est de garder toujours le même geste, pour qu'il devienne naturel.
Sa légèreté est un vrai atout : il reste confortable en main, même pendant de longues séances, et fatigue moins les doigts que les malas en pierres.
Pourquoi 108 perles ?
Le nombre 108 est sacré dans le bouddhisme comme dans l'hindouisme. Les bouddhistes l'expliquent souvent par un calcul qui représente les troubles de l'esprit :
- nos 6 sens (la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût, le toucher et l'esprit) ;
- multipliés par 3 types de sensations : agréable, désagréable ou neutre ;
- multipliés par 2, selon qu'elles s'accompagnent d'attachement ou non ;
- multipliés par 3 temps : passé, présent et futur.
6 × 3 × 2 × 3 = 108. Faire un tour complet, c'est symboliquement apaiser chacun de ces troubles, une perle à la fois.
Il existe aussi des malas de 54 perles et des bracelets de 21 ou 27 perles. Le chiffre 21 est lié aux 21 hommages à Tara, et le bracelet de 27 perles est surtout utile pour compter les prosternations.
Le pompon et les perles de tête
Le pompon qui termine de nombreux malas n'est pas qu'une décoration. Ses fils réunis représentent souvent une fleur de lotus épanouie, symbole de l'éveil. Il vient donc boucler le cycle : de la graine à la fleur.
La perle de tête est souvent formée de deux éléments : une ronde et, au-dessus, une petite pièce en forme de stupa ou de vase (bumpa). Dans les textes tibétains anciens, cet ensemble représente le stupa et, à travers lui, la nature ultime de la réalité. Le nom de « perle du gourou », qui y voit le maître spirituel, est venu plus tard.
Quels types de méditation faire avec un mala en lotus ?
- la récitation de prières (japa), son usage traditionnel ;
- méditer sur le souffle : une perle par respiration, pour développer la concentration ;
- la méditation de bienveillance : à chaque perle, un souhait de bonheur adressé à soi, à un proche, puis à tous les êtres ;
- la gratitude : à chaque grain, une chose pour laquelle on est reconnaissant ;
- la marche méditative, à la manière des pèlerins du Tibet qui tournent autour des stupas ;
- le yoga, pour accompagner les temps de recueillement en fin de séance.
Par son lien avec la compassion, il convient tout particulièrement à la méditation de bienveillance.
Quelle différence entre un collier mala et un bracelet mala en graines de lotus ?
Le mala de 108 perles, pour la pratique
Le collier de 108 perles est d'abord un objet rituel, un véritable collier de prière, à ne pas confondre avec certains bijoux à la mode.
Au Tibet, on le porte souvent autour du cou, la perle de tête derrière la nuque, ou enroulé autour du poignet gauche. Beaucoup de pratiquants ont d'ailleurs deux malas : un pour le quotidien, qu'ils portent sur eux, et un autre réservé à leur pratique personnelle, rangé à l'abri des regards.
Entre deux séances, rangez votre collier dans une pochette ou sur votre autel : ses graines sont sensibles aux chocs et à l'humidité.
Le bracelet mala, pour le quotidien ou les prosternations
Le mala pour poignet est pensé pour être porté. Il garde votre intention avec vous et permet une courte pratique à tout moment : quelques perles glissées entre les doigts suffisent à retrouver un peu de calme intérieur.
Il s'accorde facilement avec d'autres bijoux bouddhistes, et c'est une belle façon de découvrir les malas. Retirez-le simplement pour vous laver les mains ou vous doucher.
Il a aussi une autre fonction : faciliter le comptage lors des séances de prosternation. Un bracelet est en effet bien plus facile à tenir qu'un mala de 108 perles.
Il compte un nombre de perles variable selon la grosserur des perles : 27 perles de 10 mm donneraient un bracelet trop grand et peu confortable, alors qu'avec des perles de 4 ou 6 mm, il en faut davantage pour faire le tour du poignet. L'idéal reste le bracelet mala avec des perles de 6 ou 8 mm.
Pour comparer collier et bracelet sur toutes les matières, consultez notre guide comment choisir son mala tibétain.


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Quels sont les bienfaits des malas en graines de lotus au niveau spirituel ?
Le mala en graines de lotus accompagne la pratique de plusieurs façons. Voici les principaux bienfaits que lui prête la tradition.
Cultiver la compassion
Associé à la famille du lotus, ce mala accompagne tout particulièrement les pratiques tournées vers les autres. Réciter le mantra de Chenrezi aide à ouvrir son cœur, à trouver la paix et à cultiver une bienveillance plus naturelle au quotidien.
Se relever et se renouveler
Le lotus est un symbole de renouveau : la graine grandit d'abord sous l'eau, dans l'obscurité, avant de devenir une fleur. Le chemin intérieur lui ressemble : il demande patience et persévérance. Ce mala accompagne bien les périodes de transition, comme un rappel qu'on peut toujours s'élever au-dessus de ses difficultés.
Attirer l'abondance
Chez les hindous, le lien avec Lakshmi en fait un support pour la prospérité et la croissance. Une abondance qui n'est pas seulement matérielle : elle peut être celle de la joie, des relations ou de la vie intérieure.
Renforcer la concentration et trouver la paix
Le contact des perles sous le pouce sert de repère : quand les pensées s'égarent, le geste ramène l'attention au souffle.
Avec la régularité, la concentration s'améliore, pendant la séance comme dans la vie de tous les jours. La répétition lente calme aussi la respiration.
Une étude publiée en 2001 dans le British Medical Journal a observé que la récitation d'un mantra ralentissait la respiration à environ six cycles par minute, un rythme qui favorise un fonctionnement plus régulier du cœur. Beaucoup ressentent d'ailleurs une vraie paix après un tour de mala.
Un mala pour se libérer des pensées négatives
En fait, il ne fait pas disparaître les pensées parasites, mais il aide à ne pas se laisser emporter par elles.
Quand une pensée négative revient en boucle, le simple fait de faire glisser une perle et de réciter un mantra donne à l'esprit un autre point d'appui.
Petit à petit, on apprend à voir passer ses pensées sans s'y accrocher. Ce geste répétitif occupe les mains et apaise le corps, c'est pourquoi beaucoup l'utilisent dans les moments de stress.
Mala en lotus, en bois ou autre matière ?
- Lotus : léger, doux au toucher, associé à la compassion, au renouveau et à l'abondance.
- Bois (bois de santal, bois de rose, ébène…) : chaleureux, parfois parfumé, associé à l'ancrage et au calme.
- Bodhi : son nom évoque l'arbre sous lequel le Bouddha a atteint l'éveil, mais ses graines viennent en réalité d'un autre arbre, proche du rudraksha. Très recherché, il est souvent plus cher.
- Rudraksha : au toucher rugueux, lié à Shiva, très présent en Inde et au Népal.
- Pierres : plus lourdes, choisies aussi pour l'énergie prêtée à chacune.
Pourquoi choisir un mala lotus plutôt qu'en bois de santal ?
La différence tient surtout à ce que l'on recherche.
- Le bois évoque la terre, la stabilité et l'ancrage : c'est un excellent choix pour une méditation de calme et d'enracinement.
- Le lotus évoque l'eau, la lumière et l'élévation : il convient mieux à la compassion et aux périodes de renouveau. Au toucher, ses perles sont plus légères et un peu plus mates. Beaucoup de pratiquants finissent d'ailleurs par avoir plusieurs malas : un en bois pour le quotidien, un autre en lotus pour la compassion.
Pour en savoir plus, lisez notre article sur le mala tibétain en bois et notre guide comment choisir son mala tibétain.
Comment choisir son mala en graines de lotus ?
Ce type de mala est un excellent choix si vous recherchez la compassion et la bienveillance, le renouveau après une période difficile, l'abondance dans la tradition du Kamal Gatta, ou simplement une pratique douce : léger et agréable en main, il convient très bien aux débutants comme aux adeptes du yoga.
Pour l'ancrage ou la protection, d'autres malas, en bois, en pierres ou en os, seront peut-être plus adaptés.
Les caractéristiques d'un mala tibétain en graines de lotus
Il ressemble à n'importe quel autre mala tibétain authentique.
- 108 perles pour la récitation ;
- la perle du gourou, souvent surmontée d'une petite pièce en forme de stupa ou de vase (bumpa) ;
- des perles séparatrices, de couleur ou de matière différente, qui découpent le mala en 4 parties de 27 perles et servent de repères ;
- des compteurs : deux petits cordons garnis de dix anneaux ou perles chacun, souvent terminés par un dorjé et une cloche, pour compter les tours.
Selon une habitude tibétaine, un tour complet de 108 perles compte pour 100 mantras : les 8 perles en plus compensent les erreurs ou les moments d'inattention.
Comment reconnaître de vraies graines de lotus
Les semences de Nelumbo se reconnaissent à quelques détails :
- à diamètre égal, elles sont légères, bien plus que la pierre ou la résine ;
- la graine est naturellement ovale : les perles rondes sont obtenues par ponçage ;
- leur teinte, leur grain et leurs petites taches varient d'une perle à l'autre ;
- leur couleur est naturelle : beige, brun ou presque noir ;
- un mala aux perles parfaitement identiques, sans aucune nuance, a plus de chances d'être en matière de substitution.

Graine de lotus après ponçage, prête à être percée et enfilée.
Les critères de choix
Comme pour tous les objets artisanaux, quelques critères simples vous aideront :
- Le format : 108 perles pour la pratique, un bracelet tibétain en graines de lotus pour le quotidien.
- Le diamètre : 8 mm est le format le plus agréable ; des perles plus grosses conviennent davantage aux grandes mains.
- La couleur : naturelle et claire, ou plus foncée comme sur notre mala en graines de lotus brunes.
- Les compteurs : utiles lors des longues récitations, comme sur notre mala tibétain avec compteurs.
- La qualité du montage : un fil solide et des perles bien serrées. Les nœuds entre les perles, fréquents sur les malas indiens, sont inexistants sur les malas tibétains traditionnels.
Prix moyen d'un mala ou d'un bracelet mala en graines de lotus
Le prix dépend du nombre de perles, de leur diamètre, de la qualité du montage et de la présence de compteurs.
Comptez généralement entre 15 et 25 € pour un bracelet, et entre 40 et 60 € pour un mala de 108 perles, un peu plus avec des compteurs. C'est bien plus accessible qu'un mala en bodhi de qualité.
Un prix anormalement bas doit en revanche vous rendre prudent : les perles risquent d'être synthétiques ou teintées.
L'énergie du mala : le charger et le purifier
Dans la tradition, un mala authentique n'est pas un objet neutre. À force d'être utilisé pour la méditation et les mantras, il se chargerait peu à peu de l'énergie de votre pratique et deviendrait un objet de protection au regard de certaines énergies négatives . C'est pour cela que beaucoup de pratiquants gardent le même mala toute leur vie, et que ceux des grands maîtres sont transmis avec respect à leurs élèves.
Comment purifier un mala tibétain en graines de lotus ?
Après une période difficile, ou si vous le sentez chargé d'énergies lourdes, vous pouvez le passer quelques instants dans la fumée d'un encens tibétain, ou le poser une nuit sur votre autel. Choisissez de préférence un encens naturel. Évitez en revanche le sel, l'humidité et le soleil direct, qui abîment les graines.
Recharger son mala
En général, il se recharge naturellement par le biais de la méditatioin en lui apporterant des énergies positives. C'est pour cette raison qu'il n'est pas conseillé de le porter continuellement, de façon à ce que les énergies, quelles qu'elles soient, ne viennent pas perturber celles du pratiquant.
Entretenir son mala en graines de lotus
Comme tous les objets en matière naturelle, il demande un peu d'attention :
- évitez l'eau : retirez votre mala pour la douche, la piscine ou la vaisselle ;
- tenez-le loin des produits chimiques, des parfums et des crèmes, et n'utilisez aucun produit d'entretien ;
- rangez-le dans un endroit sec, dans une pochette ou sur votre autel, jamais posé par terre ;
- essuyez-le avec un chiffon doux et sec ;
- si le fil s'use ou se détend, faites-le renfiler plutôt que de changer de mala.
Le meilleur entretien reste l'usage : les huiles naturelles de la peau nourrissent les perles, qui se patinent et prennent une teinte plus profonde et légèrement brillante.
En résumé
Le mala en graines de lotus est bien plus qu'un chapelet. Issu du lotus sacré, Nelumbo nucifera, il rappelle à chaque perle que l'esprit peut s'élever au-dessus de la boue, comme la fleur au-dessus de l'eau.
Lié à Chenrezi, Amitabha et Tara dans le bouddhisme, et à Lakshmi dans l'hindouisme, il accompagne la compassion comme l'abondance.
Léger, naturel et accessible, c'est un compagnon idéal pour la méditation, la récitation de mantras et la recherche de paix intérieure au quotidien.
FAQ : mala en graines de lotus
Les perles de vos mala en lotus sont-elles de vraies graines ?
Une graine de lotus de mala peut-elle encore germer ?
Les graines de lotus sont-elles fragiles ?
Un mala en graines de lotus est-il 100 % végétal ?
Peut-on offrir un mala en graines de lotus ?
Peut-on utiliser un mala en graines de lotus sans être bouddhiste ?
Mala lotus ou mala bodhi : quelle différence ?
Les perles dites « bodhi » viennent d'un arbre proche du rudraksha, et non de l'arbre sous lequel le Bouddha a atteint l'éveil, contrairement à une idée répandue.
Le mala lotus est plus léger et plus doux au toucher.
Côté prix, le mala lotus est aussi plus accessible : comptez en général entre 40 et 60 € pour un mala de 108 perles, et entre 15 et 25 € pour un bracelet.
Le mala bodhi coûte 20 fois plus cher (comptez environ 1000 euro pour un vrai mala en Bodhi à perles de dimensions égales), son prix diminuant si les perles sont plus grosses.
Pour en savoir plus, lisez notre article sur le mala tibétain en bois.
Doit-on faire bénir son mala en lotus ?
Sources
- Himalayan Art Resources, « Mala Introduction » (Jeff Watt) : perle de tête, compteurs, matières selon les pratiques, graines de bodhi, manière de tenir le mala, usages et bénédiction.
- Jardins botaniques royaux de Kew, fiche Nelumbo nucifera : botanique du lotus sacré et longévité de ses graines.
- Université d'Oxford, Plants 400, Nelumbo nucifera : feuilles, fleurs et graines millénaires du lotus.
- Bernardi L. et al., « Effect of rosary prayer and yoga mantras on autonomic cardiovascular rhythms », British Medical Journal, 2001 : effet de la récitation de mantras sur la respiration.
- Le Dalaï-Lama, « Om Mani Padme Hum », extrait de Kindness, Clarity, and Insight : signification du mantra.
- Study Buddhism (Alexander Berzin), « The Five Buddha-Families » : figures de la famille du lotus.
- Lion's Roar, « What Are the Five Buddha Families? » : Amitabha et la famille Padma.
- Encyclopædia Britannica, « Padmasambhava » : rôle de Guru Rinpoché au Tibet.
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